Exposition Les Faits du hasard au CENTQUATRE-PARIS

Exposition Les Faits du hasard au CENTQUATRE-PARIS

Du 9 décembre 2017 au 4 mars 2018 au CENTQUATRE-PARIS.

UN EXPOSITION GRAND PUBLIC PENDANT 3 MOIS D’EXPOSITION 
+ DE 25 INSTALLATIONS NUMÉRIQUES DE GRANDE ENVERGURE

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Le CENTQUATRE-PARIS, Paris (19) • Métro : Riquet, Crimée ou Stalingrad • Ouvert de 14h à 19h (en période scolaire : mercredi, jeudi, samedi, dimanche, en période de vacances scolaire du mardi au dimanche) • Tarifs : 9 €/6 €/4 € jusqu’au dimanche 7 janvier puis 6 €/6 €/4 € jusqu’au dimanche 4 mars • Retour 1€

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Codirection artistique : Gilles Alvarez (Directeur de la Biennale Némo) et de José-Manuel Gonçalvès (Directeur du CENTQUATRE-PARIS).

Dans l’exposition Les Faits du hasard, ce n’est pas le hasard qui s’impose aux artistes, mais les artistes qui imposent le hasard aux spectateurs. Il ne s’agit pas de hasard accidentel mais bien de hasards organisés par les créateurs. Les œuvres de l’exposition, de technologies parfois assez pointues, impliquent souvent la programmation informatique. De ce fait, les artistes ont la possibilité de programmer l’aléatoire ou l’indétermination, et d’utiliser cette fameuse « générativité » grâce au code, qui fait partie de la grammaire et des principaux outils de l’art numérique. Alors, que verra-t-on ? Un art contemporain numérique dont les résultats expérimentaux ne sont pas toujours reproductibles et qui puise dans toutes les esthétiques. Des manifestes du geste artistique et de la personnalité humaine face au règne du numérique et de la satiété technologique. Après  Prosopopées : quand les objets prennent vie  en 2015,  Les Faits du hasard est à nouveau l’exposition principale de la Biennale Némo, toujours avec la plus grande complicité du CENTQUATRE-PARIS.

VERNISSAGE DU 9 DÉCEMBRE

Pour lancer cette grande exposition de trois mois, la Biennale Némo et le CENTQUATRE-PARIS vous invitent à son vernissage ! Venez profiter de l’exposition de 14h à 21h en entrée libre. Et pour varier les plaisirs la journée sera également ponctuée de plusieurs performances.

LES FAITS DU HASARD

Les Faits du hasard rendront compte des formes esthétiques de ce « hasard organisé » par les artistes numériques, parmi lesquels : Cyril Leclerc et Elizabeth Saint-Jalmes • disnovation.org • Guillaume Marmin •  Navid Navab et Michael Montanaro • Quentin Euverte et Florimond Dupont • Jackson • Pascal Haudressy • BeAnotherLab • Mathias Isouard • Kathy Hinde • Alice Jarry et Vincent Evrard • Nelo Akamatsu • Martin Messier • Jérôme Cavalière •  So Kanno et yang02 • Fabien Zocco • Linda Sanchez • Fabien Léaustic • Juan et Santiago Cortés • Antoine Schmitt •  Void • Romain Gandolphe • Vivien Roubaud • Alba Triana •…

Attention, certaines œuvres auront une durée plus limitée et ne seront exposées au CENTQUATRE-PARIS que jusqu’au 7 janvier.

 

ET MÊME POUR LES PETITS DE 7 à 11 ANS

Un parcours spécial a été pensé pour les enfants afin qu’ils profitent, eux aussi, de l’exposition ! Au travers un jeu d’enquête ils devront trouver des objets “perdus” appartenant à différents installations de l’exposition. Un véritable jeu de piste pensé pour être ludique et didactique. Un livret d’accompagnement à la visite sera disponible à l’accueil du CENTQUATRE-PARIS.

HISTOIRE DU HASARD

Le hasard a connu mille interprétations dans l’histoire de l’art, des idées et des sciences (voir page 3). Certains ont très tôt pensé le dompter : dès le XIIIe siècle ce cher Ramon Llull, dont la Machine à penser (Ars Magna), généralement considérée comme le très lointain ancêtre de l’ordinateur, devait tout organiser (le hasard comme la foi et la prière). D’autres, comme le peintre Protogène s’en firent un allié, quand n’arrivant pas à peindre la bave d’un chien sur sa toile, il lui jeta son éponge qui par un hasard heureux traça une bave parfaite !

Mais globalement, le hasard a toujours été considéré comme l’ennemi de l’art, de la raison et des sciences. Balzac (« Les niais appellent ces foudroiements de la pensée un hasard, sans songer que le hasard ne visite jamais les sots ») ou le mathématicien Henri Poincaré (« Le hasard est tout simplement synonyme d’ignorance »), lui firent mauvaise presse.

La science s’est construite contre le hasard, et la religion a toujours été du côté d’un déterminisme absolu, « le grand dessein de Dieu ». Oui mais voilà, le 20e siècle arrive, avec deux formidables radicalités : Marcel Duchamp et la physique quantique.

Duchamp, souvent un peu à l’origine de tout ce qui nous concerne aujourd’hui, va utiliser intentionnellement le hasard en créant ses Trois stoppages étalon (pour emprisonner des formes obtenues par le hasard) et son Erratum musical (avec notes tirées au sort dans un chapeau). À partir du mouvement Dada, on intègre systématiquement le concept de hasard à la création artistique. On y introduit des éléments périssables (dont on ignore la durée), on y admet les inconvénients qui pourraient advenir et on collabore avec le temps et son confrère le hasard. Place ensuite aux « cadavres exquis » des surréalistes, qui firent du hasard un outil objectif, à organiser. Il y aura les cut-ups beatniks, les compositions aléatoires de John Cage, les œuvres ouvertes chères à Umberto Ecco, le hasard dirigé de Pierre Boulez…

Du côté des sciences, des objections à l’idée de déterminisme se manifestent, et mèneront à la mécanique quantique, à la théorie du chaos et au fameux principe d’incertitude d’Heisenberg en 1927

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Dans le cadre de l’Année France-Colombie 2017 avec le soutien de l’Institut français.
Guillaume Marmin et Kathy Hinde sont des artistes SHAPE, plateforme pour les musiques innovantes et les arts audiovisuels, avec le soutien du programme Europe Créative de l’Union européenne;
Avec le soutien de Pro Helvetia, Fondation suisse pour la culture pour André et Michel Decosterd (Cod.Act) : πTon