Némo, édition 2021 : la thématique

AU-DELA DU RÉEL ?
Révéler l’invisible par les arts numériques, les sciences et les technologies.

Après avoir questionné une plausible autonomie des machines, les ressorts du hasard dans la création numérique et l’éventuel remplacement de l’humanité par des espèces technologiques, la Biennale Némo teste la capacité des arts et des technologies à révéler ce qui nous est invisible, qu’il s’agisse de phénomènes naturels, artistiques ou sociaux.

Nombre d’artistes contemporains font œuvre de phénomènes astrophysiques, magnétiques, chimiques, nucléaires mais aussi sociétaux, économiques, sociologiques par la manifestation de l’imperceptible et la production de nouvelles cartographies du « réel ». Se réinvente alors un art de l’infiniment petit ou de l’infiniment grand, celui qui tend l’oreille au bas bruit, aux signaux faibles et s’aventure en zones critiques. Celui qui s’augmente de géométries inédites, de datas satellitaires, d’analyse spectrale du son, de machine learning, de data-visualisation, de Deep Fake pour relire le réel, mettre en doute les néo-vérités et parfois aller jusqu’à créer une nouvelle « foi perceptive ».

Au creux de l’invisible du monde réel jaillit alors l’inouï de nouvelles formes esthétiques, mais aussi une autre perception du monde qui nous entoure.

Que nous révèlent les sciences et les technologies quand elles s’augmentent des imaginaires artistiques ?

Quels sont les impensés de la culture numérique, scientifique et leurs impacts sur nos vies et notre avenir ?

Cette 4° édition de la Biennale Némo s’attachera à révéler les artistes et courants invisibles de cette création invitant ses spectateurs à, selon la formule de l’astrophysicien Michel Cassé, « adapter nos yeux à ce qu’ils ne peuvent pas voir ».